COVID 19 : Toute l'équipe Livli reste présente pour vous de 9h à 18h du lundi au vendredi être rappelé

x
i
02 40 00 14 00
Du lundi au vendredi de 9h à 18h
Nos offres Connexion

Les étapes pour créer son entreprise (et réussir !)

 

Créer son entreprise n’est pas chose facile, lorsque l’on n’a aucune connaissance en marketing, juridique ou bien en entrepreneuriat. Ce que l’on sait tout simplement, c’est que l’on veut créer son entreprise. Alors quelles sont les étapes à suivre quand on est entrepreneur ? Découvrez les 9 étapes de création dans la suite de cet article.

 

1. Bien étudier son marché

Tout d’abord, la première étape de création d’entreprise concerne l’étude du marché. L’étude de marché regroupe 2 grandes thématiques : les recherches concernant les clients et celles en lien avec les concurrents. Mais avant toutes recherches, il est important de vous poser la question suivante : “Quelles sont les informations dont j’ai besoin ?”.

Pour la réalisation de votre étude de marché, vous aurez besoin de 2 types d’études de marché : les études de marché qualitatives et quantitatives. Alors, quelle est la différence entre ces 2 études ? Les études quantitatives permettent de répondre à la question “combien ?”, tandis que les études qualitatives permettent de répondre à “pourquoi ?”.

Pour l’étude qualitative, vous allez vous servir des verbatims des répondants, afin d’en ressortir des tendances et grandes thématiques. Il existe plusieurs catégories d’études qualitatives : les entretiens en face-à-face, l’observation et les réunions de groupes.

L’étude quantitative, quant à elle, permet d’étudier le comportement, les opinions et les attentes des consommateurs en quantité. Contrairement à l’étude qualitative, vous allez y analyser des résultats mesurables statistiquement.

Certaines études existent déjà, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil sur la presse, les organismes professionnels (syndicats et fédérations), l’INSEE, INS et les sociétés d’études ou de sondages.

 

2. Le choix du statut juridique

L’étape du choix du statut juridique est importante pour la suite. Il aura un impact direct sur la gestion quotidienne de la société, ainsi que sur les perspectives d’évolution.

Le choix du statut juridique de votre entreprise dépend de plusieurs facteurs. Dans le cas où le dirigeant souhaite travailler seul, les statuts juridiques à envisager sont l’auto-entreprise, l’entreprise individuelle, l’EIRL, l’EURL et la SASU. À l’inverse, si le dirigeant souhaite s’associer avec d’autres personnes, les statuts juridiques à étudier sont la SARL, la SA, la SAS et la SEL.

Par la suite, il est essentiel de réfléchir à la protection du patrimoine. Aujourd’hui, la plupart des statuts juridiques protègent votre patrimoine, c’est le cas notamment de la résidence principale quand vous êtes en Entreprise Individuelle. N’oubliez pas que cette protection n’est plus vraie si vous vous portez caution personnelle pour un emprunt ou un autre contrat.

Il existe également d’autres critères à prendre en compte lors du choix du statut juridique, tels que l’ampleur du projet, le régime social du dirigeant, ainsi que le régime fiscal de l’entreprise. Pour ne pas vous tromper et choisir le meilleur statut en fonction de votre projet, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel. Chez Livli, nous vous accompagnons dans le choix de votre structure, mais pas seulement… Notre expert en création d’entreprise prend en main l’ensemble des démarches administratives à réaliser pour créer votre structure en toute sécurité.

 

3. Réaliser son business plan

Rapidement, durant la réalisation des documents financiers de votre projet, vous allez vous rendre compte de l’importance de chercher des financements. Que ce soit auprès de vos proches, connaissances ou encore des banques, la recherche de financement est une étape importante pour la création de votre entreprise.

Pour convaincre les potentiels financeurs, vous allez devoir rédiger un dossier de quelques pages appelé “le business plan”. Le business plan est un dossier de présentation de votre projet de création d’entreprise. À travers ce document, vous serez en capacité de justifier la rentabilité de votre projet et de convaincre vos partenaires de participer à son financement.

Le business plan est composé de plusieurs parties :

  • un sommaire
  • un executive summary
  • la présentation du fondateur et de l’équipe
  • une présentation du projet
  • une partie économique
  • une partie financière
  • une partie juridique
  • une partie documentaire

 

4. Découvrir les aides à la création d’entreprise

L’Etat a mis en place plusieurs aides, afin d’aider les entrepreneurs à réaliser leur projet. Selon l’implantation et profil de l’entreprise, vous pouvez prétendre à une ou plusieurs aides. Voici une liste non-exhaustive des aides auxquelles vous pouvez prétendre :

  • ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d’Entreprise)
  • ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise)
  • CAPE ( Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise)
  • NACRE ( Nouvel Accompagnement pour la Création ou la Reprise)
  • Aides à l’innovation…

Si vous êtes une femme entrepreneure, il existe des aides complémentaires : la garantie égalité femmes, le prêt d’honneur initiative en France, les plans d’action régionaux pour l’entrepreneuriat des femmes (PAR), Paris Pionnières, ainsi que le réseau EFFOIR.

Au-delà des aides financières mises en place par l’Etat, plusieurs concours sont organisés tout au long de l’année afin de faire gagner des prix en euros ou des accompagnements personnalisés dans des incubateurs. Vous trouverez la liste des concours sur le site de la BPI France.

 

5. Déposer le nom de l’entreprise

Avant de choisir un nom, vous devez vérifier que ce dernier soit disponible et cohérent avec votre activité. En effet, le nom de l’entreprise permet avant tout son identification auprès des administrations, des clients et des fournisseurs. À partir du moment où l’entreprise utilise son nom commercial sur ses supports de communication, elle en devient automatiquement propriétaire.

À savoir que le dépôt du nom commercial auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) n’est pas une obligation légale. Cependant, cela permet d’éviter les risques de contrefaçon et de concurrence déloyale.

Au-delà du nom de société, il est important d’aller plus loin et de vérifier que la dénomination sociale, le nom commercial, le nom de domaine sur internet, l’enseigne, et que le logo ne soient pas similaires à une entreprise déjà existante. Alors comment savoir si un nom est disponible ?

Tout d’abord, nous vous conseillons de réaliser une recherche sur internet en tapant le nom de votre entreprise dans la barre de recherche. Si vous ne trouvez aucune entreprise sur internet, faites une demande auprès de l’INPI. Cette dernière effectuera des études complémentaires et vous permettra de vous assurer de la disponibilité du nom.

Par la suite, il est essentiel de remplir un formulaire de dépôt à l’INPI. Le formulaire peut se remplir de deux manières : en ligne ou en format papier en téléchargeant le document PDF. Le document en format papier est à envoyer au siège de l’INPI par courrier à l’adresse suivante : INPI 15 rue des Minimes CS50001 92677 Courbevoie Cedex.

À savoir que le prix du dépôt en ligne est à 210€ contre 250€ en papier.

 

6. Définir l’adresse de domiciliation

La domiciliation du siège social d’une entreprise est obligatoire. Sans adresse de domiciliation, il vous sera impossible d’immatriculer votre entreprise auprès du Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) ou du répertoire des métiers (RM) pour l’obtention de votre numéro SIRET. Tout comme l’immatriculation de la société, la domiciliation se fait auprès du centre de formalités des entreprises en lien avec l’activité de la société.

Le choix de l’adresse du siège social est important ! Que ce soit l’adresse du domicile personnel du dirigeant, un local, un bureau de coworking… Cette adresse permet à l’entrepreneur de recevoir des documents indispensables à la bonne gestion de son entreprise : factures, devis, fiches de paie et bien d’autres.

 

7. Immatriculer l’entreprise

Tout comme le dépôt du nom de la société, l’immatriculation de la société peut se faire de deux manières : en ligne ou en format papier. Une fois le formulaire envoyé, la demande est transmise au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) pour son traitement et son enregistrement. Il vous sera alors demandé de sélectionner la forme juridique de votre société, de joindre les pièces justificatives, et de régler les frais d’immatriculation.

Selon la nature de l’activité de la société, le centre de formalités des entreprises (CFE) diffère :

  • Chambre de commerce et d’industrie : une entreprise commerciale
  • Chambre des métiers : une entreprise artisanale
  • Greffe du Tribunal de commerce : une société civile ou non-commerciale, un établissement public industriel et commercial, une activité d’agent commercial, un groupement d’intérêt économique et un groupe européen d’intérêt économique, une association ou une indivision assujettie aux impôts commerciaux, une activité de location de logements meublés non professionnelle
  • URSSAF : activité indépendante, profession réglementée, organisme employant du personnel, mais non immatriculé à un registre professionnel
  • Chambre d’agriculture : une entreprise exerçant à titre principal une activité agricole
  • Chambre de la batellerie artisanale : une entreprise de transport de marchandises par voie d’eau ou une société coopérative de transport fluvial

 

Quelques conseils pour simplifier votre création d’entreprise

Voici quelques points à ne pas oublier une fois créer :

  • Inscription à un Centre de Gestion Agréé pour les entreprises soumises à l’Impôt sur le revenu afin d’éviter la majoration d’imposition de 25% sur vos revenus professionnels
  • Adhérer à un régime de prévoyance pour vous couvrir en cas d’invalidité ou de décès
  • Faire attention aux obligations propres à votre activité (obligation de tenue de certains registres, obligations déclaratives…)
  • Facturer et suivre le bon paiement de vos clients. Une entreprise qui dure est une entreprise qui facture et qui encaisse ses factures.

Vous l’aurez compris, créer une entreprise ne s’improvise pas. Il est essentiel de suivre avec attention l’ensemble de ces étapes, afin de ne rien oublier. Nous vous conseillons cependant de vous faire accompagner par un ou plusieurs professionnels, afin de faire les meilleurs choix. Cela peut vous éviter quelques surprises à l’avenir !